L’Est Républicain - Dans l’Aire urbaine, des hôtels Ibis rachetés par un tout jeune groupe hôtelier

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UNE PREMIÈRE MAIN si l’on peut dire. Car l’établissement qui émergea dans le paysage voilà près de quatre décennies n’avait, jusque-là, jamais changé de propriétaire. Lorsque l’hôtel Ibis du Pied-des-Gouttes (71 chambres à ce jour) ouvre en juillet 1980, « au milieu des vaches », Eric Faivre signe, à 24 ans, son premier investissement. Sur lequel il a, depuis, bâti une solide entreprise. Laquelle, essentiellement à caractère hôtelier, s’est ouverte aux conseils et se tourne désormais plus vers la création d’enseignes de restauration.

« Nous comptions voilà trois ans, six hôtels et trois restaurants, c’est aujourd’hui deux hôtels et neuf restaurants », relève le chef d’entreprise montbéliardais, qui, 60 ans révolus, cherche désormais des investissements moins lourds.

« Ça n’a pas été facile de lâcher, car on mesure vraiment que l’on tourne une page »

Ainsi a-t-il racheté les locaux de l’ancien quotidien Le Pays à Belfort pour y ouvrir, très prochainement, deux enseignes : l’une de restauration rapide, 231 East Street, l’autre de spécialités alsaciennes, Flam’s.

Dans la Cité des Princes, après avoir cédé l’Ibis Budget au Pied-des-Gouttes l’an passé, Eric Faivre n’a désormais plus qu’un pied dans l’Ibis Style, tout récent, du centre-ville. Et c’est à un groupe tout neuf que cet homme convaincu par le système de la franchise vient de vendre, avec l’Ibis de Danjoutin dans le Territoire de Belfort (80 chambres), « son bébé » ainsi qu’il surnomme affectueusement l’hôtel avec lequel il débuta sa carrière en 1979.

Somnoo, créé en décembre 2015 par deux anciens cadres d’Accor et de Louvre Hôtels, vise spécifiquement les villes moyennes avec un potentiel de croissance. Credo : « Créer de la valeur là où d’autres dorment. » Une formule à double sens, puisqu’au-delà du jeu de mots, elle sous-tend cet intérêt pour des régions traditionnellement délaissées par les investisseurs. Or, que ce soit à Danjoutin ou Montbéliard, le potentiel est bien là. Notamment eu égard aux deux critères qui fondent la performance hôtelière : le taux d’occupation et le prix moyen des chambres. Le premier est considéré comme bon à partir de 60 %. Il serait, assure Christie & Co, du nom du mandataire qui assura la transaction, de l’ordre de 65 % en ce qui concerne les deux Ibis en question. Lesquels vont faire l’objet d’investissements à l’avenir. À Danjoutin, où le bâtiment date de 1974, il est essentiellement question de rénover le restaurant et les parties communes. À Montbéliard, une quinzaine de chambres sont amenées à être refaites.

L’investissement sur les huit hôtels dont dispose aujourd’hui Somnoo est évalué à 20 millions d’euros. Laissant entrevoir un prix de 2 à 4 millions par établissement, en fonction de sa taille et de son emplacement. L’idée des repreneurs, qui n’ont pas changé les équipes en place, se portera ensuite sur la commercialisation. Et donc la progression.

Eric Faivre, lui, sent son « bébé » dans de bonnes mains. « Ça n’a pas été facile de lâcher, car on mesure vraiment que l’on tourne une page, mais je suis confiant. »

Source : Retrouvez l’intégralité de cet article de Sébastien MICHAUX publié le 09/09/2016 à 05:05 sur le site de L’Est Républicain

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